Carmel Notre-Dame des Apôtres – Figuil Cameroun
1991 Carmel Notre-Dame des Apôtres - Figuil Nord Cameroun
Désir de retourner au Cameroun
Le projet d’une fondation à Figuil prit naissance au sein du Carmel de l’Épiphanie, Lubumbashi dans la République démocratique du Congo. Les membres de cette communauté devenaient de plus e plus nombreuses. Il fallait donc songer à une nouvelle implantation. Cette communauté avait accueilli chez elles, les sœurs camerounaises au moment de la fermeture du Carmel de Yaoundé.
(1978) Mère Elizabeth ainsi que Sœur Marie Thérèse désiraient depuis voir un autre carmel s’ouvrir dans leur pays. Et ce désir devint bientôt celui de toute la communauté.
Le Cardinal Tumi exprima son désir d’avoir un Carmel dans son archidiocèse de Garoua. Les communications étant difficiles entre le Cameroun, la R.D.C, l’Europe, et par conséquent avec le Père Général, les sœurs de Lubumbashi avaient l’impression que le jour « J » du départ n’arriverait jamais.

La situation politique difficile précipite la nouvelle fondation
Ce fut la situation politique difficile du Congo, y compris l’évacuation de tous les ressortissants étrangers, qui précipita le départ des camerounaises : le monastère Notre Dame des Apôtres, au Nord Cameroun allait devenir une réalité.
Le 3 Novembre 1991, Sœur Élisabeth et Sœur Marie-Thérèse du Carmel de l’Épiphanie et Sœur Blandine, camerounaise du Carmel de Kigali, se mirent en route vers leur pays natal. La Providence leur fit rencontrer le Père Général, Camilo Maccise, qui les encouragea fortement dans leur nouvelle mission.
Sœur Pétra, belge du Carmel d’Anvers, partie comme missionnaire au Carmel de l’Épiphanie, et sœur Bénédicte (venant directement du Carmel de Mazille en France), augmentèrent le groupe à cinq. Après en avoir discuté avec le Cardinal Tumi, le choix du lieu d’implantation porta sur Figuil, entre Garoua et Maroua, carrefour avec le Tchad.
Les sœurs se retrouvèrent au Carmel de Yaoundé et le 20 décembre 1991 par train, les cinq sœurs commencèrent leur pérégrination vers Figuil.
Le 6 mars 1992, elles accueillirent sœur Marie Joseph, congolaise de Lubumbashi, qui avait été désignée pour la fondation dès le début.
« Aventurer la vie… » disait notre Mère Sainte Thérèse. C’est ce qu’elles commençaient à faire dans une petite maison provisoire qui ressemblait à celle de Duruelo (sans eau ni électricité). Les débuts furent pittoresques et joyeux. Bientôt les travaux de construction commencèrent. L’érection canonique eut lieu le 30 Novembre 1993. Entre temps les trois aînées camerounaises qui étaient dans différents Carmels au Congo rejoignirent la communauté.
La dédicace de l’autel et la bénédiction de l’église furent faites le 25 mars 1994.
Au fil des années, la communauté s’agrandit et quelques jeunes filles camerounaises dont 4 du Nord entrèrent.
Dans cette aventure, nous reconnaissons les pas de Dieu à nos côtés. Tout vient de Lui, à nous de poursuivre la route dans le dynamisme de la Confiance en Celui qui est toute notre Vie.
Un « Saré » à l’ombre de la Vierge Marie, dans une ville pas comme les autres : FIGUIL
Sertie dans la vaste plaine septentrionale, à l’embranchement de la route de Léré menant au Tchad, la ville de Figuil, présente un cadre à la fois sauvage, pittoresque et pacifique pour le voyageur qui la découvre à mi-chemin entre Garoua et Maroua.
Paysage de massifs montagneux garnis de marbre, de savanes, de champs de maïs et de mil, d’épais nuages blancs et noirs que vomit l’usine de cimenterie, de chaux et de marbrerie, où se côtoient camerounais et tchadiens, chrétiens et musulmans et animistes. A deux kilomètres du centre-ville se trouve le carmel, cette sentinelle qui rappelle sa présence par le tintement de sa cloche accompagnée du chant des oiseaux, du beuglement des bœufs et du hennissement des ânes.
Un carmel, comme un satellite dont la parabole est pointée vers le Seigneur, ayant pour mission de capter les ondes de grâces et d’amour et de les répandre dans la ville, le pays et le monde.
Situation actuelle en Juin 2020
Le carmel de Figuil compte actuellement 10 sœurs professes de vœux solennels et 4 jeunes au Noviciat venant des horizons très divers, notamment du Cameroun, de la République démocratique du Congo, de la France et de l’Espagne.
La vie qu’on y mène est identique à celle de tous les autres carmels : prière, silence, travail, solitude et vie communautaire et fraternelle.
Travail
Les moniales vivent du travail de leurs mains qui sont pour ne citer que les plus importants :
La boulangerie, la vente des boissons médicinales à base de plantes, fabrication de tisane de toutes sortes, production de spiruline, la confection du pain d’autel (hosties), les ornements liturgiques, cierges et l’élevage ( poules, canards, oies, chèvres, moutons et début de l’élevage d’ânes)




































