Notre vocation

La vocation des carmélites déchaussées :

C’est un don de l’Esprit, qui les invite à « l’union secrète avec Dieu » dans l’amitié du Christ et l’intimité de la bienheureuse Vierge Marie, en un genre de vie où l’oraison et l’immolation s’unissent à un grand amour pour l’Église. C’est pourquoi, en vertu de leur vocation, elles sont appelées à la contemplation dans la prière et dans la vie. Elles se livrent à l’oraison continuelle, soutenue par la foi, l’espérance et surtout par la divine charité, afin de parvenir avec un cœur pur à la plénitude de la vie dans le Christ, et se disposer ainsi aux dons toujours plus abondants de l’Esprit. Par sa nature même, le charisme thérésien veut que l’oraison, la consécration et toutes les énergies d’une carmélite déchaussée soient orientées vers le salut des âmes.

 

Vie de prière :

La carmélite  vie de la prière en tout temps et en tout lieu. Il s’agit d’une vie de  prière solitaire et silencieuse pour l’Église et pour le monde. La prière en effet, occupe une grande place dans la journée de celle-ci, qui est appelée à «  devenir prière », avec la Vierge Marie. La prière et la vie sont intimement liées : la prière féconde nos vies, et la vie nourrit notre prière.

 

Vie fraternelle en communauté :

La vie de communauté, proposée par la Règle du Carmel et rénovée par sainte Thérèse, suit l’exemple de l’Église primitive. Elle requiert que les sœurs, convoquées et réunies en un petit « collège du Christ », s’entraident à parcourir le chemin de sainteté, en ayant pour norme suprême l’amour que le maitre à recommander à ses disciples et démontré en donnant sa vie pour nous.

Nos communautés sont  caractérisées par le sens de l’égalité évangélique et une franche sincérité dans les rapports ; par le partage mutuel des joies et des souffrances au sein d’une petite famille, à laquelle les sœurs se lient pour toute la vie, où «  toutes doivent être amies, toutes doivent s’aimer, toutes doivent se vouloir du bien, toutes doivent s’aider, par un climat de joie et d’affabilité.

L’Eucharistie, signe de l’unité et le lien de la communion dans le Christ, reste  la source et le sommet de la vie en communauté.

La liturgie :

Par la célébration en commun de la Liturgie des heures, la communauté persévère dans la prière avec Marie, la Mère de Jésus. Elle réalise en même temps  le mystère de l’Église et participe au mystère pascal du Christ et à l’exercice de son sacerdoce. En effet, par la parole, les sacrements et la prière, il nourrit et sanctifie son Église, et par le don de l’Esprit Saint il se l’associe pour offrir au Père le culte de glorification pour toute l’humanité.

 

Pour la vie de travail :

Vivre du travail de nos mains, une dimension incontournable et essentielle pour nos communautés. Il s’agit d’un travail productif dans le sens d’une auto prise en charge matérielle. Travail que nous réalisons en solitude, afin de garder un cœur vigilant dans la prière.