Carmel Fiat Pax – Gitega Burundi

Monastère Fiat pax des Carmélites Déchaussées

– Constitutions de 1991 –

C’est depuis les années 1980 que l’Archevêque de Gitega d’alors était au point de réaliser le vœu de l’Église du Burundi d’accueillir la fondation d’un monastère des filles de sainte Thérèse d’Avila, mais c’est en 2007 que les premiers pas d’une fondatrice furent posés.

En effet, alors que les Carmélites avait été promis un terrain d’implantation à Giheta, l’équipe de religieuses qui se préparait à entrer dans le Pays s’est vue privée de visa d’entrée au Burundi pour ne pas être des agents de développement, emblème du régime de l’alors Président de la République, Jean-Baptiste Bagaza qui a gouverné le Burundi de novembre 1976 à septembre 1987

Quand arriva l’heure de la réalisation du projet avorté plus d’une vingtaine d’années auparavant, les Frères Carmes Déchaux reprirent le relais des évêques pour chercher des carmélites en vue d’une éventuelle fondation d’un monastère des Carmélites de clôture, parallèlement à la fondation d’une Communauté de Carmes qui se projetait à Gitega. Curieusement l’Archidiocèse de Gitega devait accueillir les Carmes, ce qui n’avait pas eu lieu lors de la préparation de la mission 1970 quand le dévolu fut porté sur la mission de Mpinga, appartenant alors au diocèse de Bururi. Cette fois-ci les Carmélites n’étaient pas destinées à s’implanter à Giheta, mais à côté de leurs frères dans le Carmel thérésien, dans un faubourg de la ville même de Gitega, quartier de Mushasha, non loin de la Cathédrale Christ-Roi, à la colline de Ruvyagira.

Le parcours de certains monastères d’Europe et d’Afrique à la recherche des sœurs et d’une communauté qui portasse la responsabilité de la fondation fut sans résultat jusqu’au jour où le Monastère de Cyangugu au Rwanda, malgré le nombre limité de ses membres et l’exiguïté des moyens financiers, accepta généreusement cette charge, en comptant sur la Providence et la solidité à l’intérieur et à l’extérieur du Carmel. Le 20 août 2007, le chapitre conventuel du Monastère décida de prendre la responsabilité de la future fondation. Cela fait, il fallait que l’équipe des sœurs fondatrices se mît en place progressivement. Le 20 juillet 2008, le monastère de Kigali décida d’envoyer deux sœurs volontaires destinées à épauler leurs consœurs en provenance de Cyangugu ; à la fin une seule sœur rejoignit l’équipe, mais sa santé déclina petit à petit. Elle dut retourner à son monastère de Kigali où elle rendit l’âme après des tentatives de soin au Rwanda et à l’extérieur du Rwanda. Les deux sœurs de Cyangugu mises à part dès le début par leur monastère pour la fondation, Srs Auréa et Marie Françoise, arrivèrent à Gitega le 5 août 2008 pour la prospection du terrain et le début des travaux champêtres. Elles furent logées provisoirement chez les Frères de Saint Gabriel. La Sœur Marguerite, seule burundaise de la prochaine Communauté, provenue du Monastère de Bruxelles, rejoignit Cyangugu d’où les fondatrices devaient partir pour Gitega le moment venu.

L’année 2009 fut une année décisive marquée par bien de mouvements en vue de l’implantation du Monastère. Le premier groupe de fondatrices arriva le jour de la fête du prophète Elie, le 20 juillet 2009, pour connaître le milieu et s’acclimater petit à petit. Quatre jours plus tard, elles déménagèrent chez les Militantes de la Vierge Marie, Un Institut séculier fondé le 11 février 1959 par le Père Achille Denis et qui fêtait son jubilé d’or cette année-là. Elles y restèrent jusqu’au 11 mars 2010. Le 13 septembre 2009, la sœur Giovanna Maria Gottarda du Monastère de Yaoundé (Etoudi) au Cameroun arriva pour aider à certains points de discernement d’ordre technique et architectorale, consécutifs aux exigences de la vie monastique. Dans l’entretemps, le 9 juillet 2009, à la demande du monastère de Cyangugu, le chapitre du Monastère d’Owerri dans l’État d’Imo au Nigeria, décida d’envoyer deux sœurs qui, bien que provenant de l’Afrique anglophone, devaient bientôt se joindre aux autres fondatrices. Les sœurs Marie-Joseph et Mary Augusta arrivèrent aussi le 13 septembre.

À partir de l’année suivante, c’est une décennie  de mise en place institutionnelle qui s’ouvrait. Le 10 avril 2010, il y eut la cérémonie du transfert ecclésial du premier groupe des fondatrices, accompagné par Mgr Jean Damascène Bimenyimana (1953-2018) du diocèse de Cyangugu au Rwanda et accueilli par Mgr Simon Ntamwana, Archevêque de Kigali. Comme partout ailleurs dans un monastère en fondation, la Communauté fut installée, dirigée par une vicaire, sœur Aurea, sous l’autorité de la prieure de Cyangugu. La bénédiction du bâtiment eut lieu le 15 décembre 2013, et la consécration de la chapelle et de son autel fut effectuée par l’ordinaire du lieu, Mgr Simon Ntamwana, le 22 mars 2014. La sœur Félicité, 2016 en provenance de Moundassou, rejoignit le groupe le 8 novembre 2014 Les premières vocations locales furent accueillies respectivement le 20 juillet 2015 et le 22 mars 2016. Le décret d’érection canonique fut émis le 2 mars 2016, et il fut exécuté avec le chapitre duquel sortit élue prieure la Mère Marie-Joseph Idigbe ; laquelle fut réélue le 26 octobre 2019.